Constituer une équipe tech de 30 personnes dans 5 pays pour une fintech
Constituer une équipe tech de 30 personnes dans 5 pays pour une fintech
Les fintechs partagent toutes le même défi : transformer une levée de fonds en équipe capable de livrer. Les premiers mois qui suivent un tour de table sont décisifs. Chaque semaine sans développeur senior, sans lead data ou sans responsable sécurité est une semaine de retard sur une feuille de route que les investisseurs connaissent par cœur.
Le marché européen des talents tech reste tendu, et les fintechs se disputent les mêmes profils. Quand une fintech française spécialisée dans le paiement B2B a contacté Cadran Talents, elle ne voulait pas simplement des CV. Elle voulait comprendre où trouver les bonnes personnes, puis les convaincre. Elle avait besoin d’une équipe complète, dans cinq pays, en cinq mois.
Le défi : recruter 30 personnes sans perdre la culture d’équipe
Notre client, une scale-up de paiement ayant récemment obtenu son agrément d’établissement de paiement dans plusieurs pays, avait des ambitions européennes claires et un problème familier : une équipe tech de douze personnes à Paris, brillante mais épuisée, et une feuille de route qui supposait d’en avoir quarante.
Il lui fallait des réponses, et vite.
Le brief était précis : constituer, via un dispositif de recrutement tech, une équipe de trente personnes réparties entre Paris, Berlin, Lisbonne, Barcelone et Amsterdam. Développeurs back-end et front-end, ingénieurs data, experts en sécurité des paiements, product managers, et trois responsables d’équipe locaux. Le tout avec un niveau d’exigence homogène et une culture commune.
Surtout, le client voulait des recrutements qui tiennent, pas trente contrats signés dont un tiers serait à refaire dans l’année.
Notre approche : un recrutement humain, à grande échelle
C’est ici que les choses deviennent intéressantes. Une approche classique traiterait un projet comme celui-ci pays par pays, en série. Cela aurait pris un an. Nous avons choisi de mener les cinq marchés en parallèle, avec un pilotage central et des consultants locaux.
Nous avons constitué une équipe couvrant les cinq pays, Allemagne, Portugal, Espagne, Pays-Bas et France, et mené l’ensemble de la mission en cinq mois, du premier brief au dernier contrat signé.
Le secret ? Une expertise locale associée à une coordination centrale.
Chaque marché disposait d’un consultant natif qui comprenait non seulement la langue, mais aussi les usages : ce qu’un développeur berlinois attend d’une offre, pourquoi un ingénieur lisboète hésite à rejoindre une entreprise étrangère, comment se négocie une rémunération à Amsterdam. Les nuances qui font la différence entre une offre acceptée et une offre déclinée.
Notre processus de sourcing a été volontairement rigoureux. Nous ne cherchions pas des passionnés de blockchain prêts à en parler des heures. Nous ciblions des ingénieurs ayant déjà travaillé sur des systèmes de paiement en production, capables de comparer les architectures et de raisonner en contraintes réglementaires. Trouver ces profils exigeait plus qu’une recherche par mots-clés : il fallait une cartographie précise des entreprises où ils travaillent, puis une approche personnelle.
Dans les coulisses : ce que nous avons réellement fait
Chaque entretien durait 60 à 90 minutes et suivait une trame semi-structurée. Nous voulions une cohérence entre les pays, mais aussi laisser de la place à ce qui compte vraiment : le parcours, les choix techniques, les raisons d’un départ ou d’une envie de changement.
Le processus combinait plusieurs éléments :
Un entretien de parcours, au cours duquel le candidat nous racontait ses derniers projets, décision par décision. Où s’était-il senti à l’aise ? Où avait-il eu besoin d’aide ? Qu’aurait-il fait autrement ?
Un exercice technique en conditions réelles, conçu avec le CTO du client : une revue de code et une discussion d’architecture, sans exercice piège ni test chronométré. Nous cherchions une façon de raisonner, pas une performance.
Une projection. À quoi ressemblerait son équipe idéale dans deux ans ? Qu’est-ce qui le ferait rester ? Qu’est-ce qui le ferait partir ?
Tout au long de la mission, le CTO et les responsables d’équipe du client participaient aux entretiens finaux en visio. Ce n’était pas de la surveillance : c’était le moyen le plus rapide de créer, dès le premier contact, une relation entre les futurs collègues.
Le CTO nous a confié :
J’ai appris davantage sur notre attractivité en trois semaines d’entretiens qu’en six mois à regarder nos statistiques de candidatures.
Ce que nous avons appris : ce que veulent vraiment les ingénieurs européens
Les entretiens ont bousculé plusieurs certitudes de l’équipe dirigeante. Voici ce qui est ressorti :
La confiance se construit dans des moments inattendus. Les candidats ne voulaient pas seulement un bon salaire : ils voulaient des signes visibles de sérieux. Un retour sous 48 heures après chaque étape, une explication claire de la suite du processus et une transparence totale sur la rémunération dès le premier échange ont pesé plus lourd que n’importe quel avantage en nature.
Un processus exigeant n’est pas un repoussoir. Cela a surpris tout le monde. Les candidats les plus seniors, en particulier en Allemagne et aux Pays-Bas, attendaient un processus structuré. Quand une entreprise recrute trop vite, cela éveille la méfiance plutôt que l’enthousiasme. « S’ils ne prennent pas le temps de m’évaluer sérieusement, comment évaluent-ils mes futurs collègues ? », nous a dit un ingénieur berlinois.
La localisation va plus loin que la traduction. Plusieurs offres, techniquement correctes, sonnaient faux pour les candidats locaux. Les intitulés de poste, la présentation des avantages et le ton de l’offre devaient être adaptés à chaque pays, pas seulement traduits.
Les attentes sur le télétravail varient fortement. Les candidats néerlandais et portugais considéraient le travail hybride comme acquis ; les candidats espagnols et français accordaient plus d’importance à la présence d’une vraie équipe locale et d’un bureau où se retrouver.
Le « pourquoi » derrière chaque étape compte. Dans tous les pays, les candidats acceptaient volontiers un exercice technique quand ils en comprenaient l’objectif. Les demandes non expliquées, en particulier les tests génériques, ont fait décrocher plusieurs bons profils avant même le premier entretien.
Le résultat : une équipe en place, et qui reste
Les enseignements de la mission n’étaient pas seulement intéressants : ils ont changé la façon de recruter du client.
Trente personnes ont rejoint l’entreprise en cinq mois : vingt-deux ingénieurs, quatre profils data, un responsable sécurité et trois responsables d’équipe locaux. Un an plus tard, vingt-huit sont toujours en poste. Le client a revu son processus de recrutement interne à partir de nos retours : délais de réponse, trame d’entretien, transparence salariale.
La mission a aussi influencé des décisions plus larges sur l’ordre d’ouverture des marchés et le choix des villes. Comprendre comment les ingénieurs de chaque pays perçoivent une fintech étrangère, et pas seulement s’ils sont disponibles, a donné à la direction une base solide pour ses prochains recrutements.
Le plus précieux, peut-être : le CTO et ses responsables d’équipe partagent désormais une vision commune de ce qui attire, et de ce qui fait fuir, les meilleurs profils. Les comptes rendus d’entretiens sont devenus un document de référence que l’équipe consulte encore avant chaque ouverture de poste.
Pourquoi cette approche fonctionne
Recruter dans plusieurs pays à la fois est notoirement complexe. Coordonner les langues, les fuseaux horaires, les cadres juridiques et les usages tout en maintenant un niveau d’exigence homogène demande une infrastructure que peu d’entreprises possèdent en interne.
C’est précisément pour cela que Cadran Talents existe.
Nous avons tout pris en charge : cartographie, approche, entretiens, évaluation technique, prise de références, négociation et suivi d’intégration. Le client avait un interlocuteur unique, un reporting hebdomadaire et une visibilité complète sur chaque poste, dans chaque pays.
Le résultat ? Une équipe complète, cohérente et fidèle, constituée en quelques mois plutôt qu’en un an. Une compréhension fine de chaque marché qu’aucune plateforme de recrutement n’aurait pu fournir.
Vous devez constituer une équipe ?
Que vous ouvriez un nouveau pays, structuriez une équipe existante ou cherchiez à comprendre pourquoi vos offres ne convertissent pas, nous pouvons vous aider à recruter les personnes qui feront la différence.
Contactez-nous pour discuter de la façon dont Cadran Talents peut constituer votre équipe, où que vous soyez en Europe.
Questions fréquentes
Comment recrutez-vous des ingénieurs pour une fintech ?
Nous combinons une cartographie des entreprises où travaillent les profils recherchés, une approche directe personnalisée et une évaluation technique conçue avec votre CTO. Nous ne cherchons pas des mots-clés : nous cherchons des personnes ayant déjà résolu les problèmes que vous rencontrez.
Quel est le délai habituel d’un recrutement tech multi-pays ?
La plupart des missions de constitution d’équipe se déroulent sur trois à six mois, selon le nombre de postes, les pays concernés et la rareté des profils. Les premières présentations interviennent en général sous deux à trois semaines par poste.
Les managers peuvent-ils participer aux entretiens ?
Absolument. Nous organisons des entretiens finaux en visio avec vos managers, où qu’ils se trouvent, et nous les préparons en amont pour que chaque échange serve autant à évaluer qu’à convaincre. Les meilleurs candidats choisissent une équipe, pas une entreprise.
Comment le contexte culturel influence-t-il le recrutement en fintech ?
Les attentes en matière de rémunération, de télétravail, de processus et de relation hiérarchique varient fortement d’un pays européen à l’autre. Nos consultants locaux adaptent l’approche, le contenu de l’offre et le rythme des entretiens à chaque marché.
Qu’est-ce qui différencie l’approche directe d’une annonce ?
Une annonce touche ceux qui cherchent ; l’approche directe touche ceux qui sont bons. Les ingénieurs seniors de la fintech sont presque tous en poste et sollicités chaque semaine. Seule une approche personnelle, argumentée et crédible obtient une conversation, puis une décision.
Intervenez-vous en dehors de l’Europe ?
Oui. Cadran Talents intervient dans plus de 25 pays, avec des consultants et des partenaires en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie-Pacifique. Le pilotage reste assuré depuis Paris ou Lyon, avec un interlocuteur unique.